Première des choses : collectionner rime avec se faire plaisir.
Et si vous êtes passionnés, particulièrement de para-BD, restez connectés — car collectionner, c’est mettre un pied dans un monde peuplé de passionnés qui parlent plus vite que leur ombre et ont toujours une tonne d’anecdotes à raconter. C’est aussi rencontrer des gens et partager des moments autour d’un sujet qui rassemble. Collectionner la para-BD reste souvent un univers méconnu du grand public, parfois incompris, mais tellement enrichissant.
Vous souhaitez vous lancer mais ne savez pas par où commencer ? Vous êtes au bon endroit. Voici nos conseils :
- Le budget
- Les premières figurines à collectionner
- Prendre soin de ses figurines
- Rencontrer des passionnés
- Investissement peut rimer avec passion
- Les points de vigilance à connaître
Le budget
Entrons directement dans le vif du sujet. Collectionner est enrichissant — pour vous, et parfois « désenrichissant » pour votre compte en banque. Il existe de nombreuses façons de collectionner, et autant de tailles de portefeuilles, mais au fil de nos échanges avec tous les profils, un conseil revient systématiquement : établir un budget. Que vous ayez 50 € ou 50 000 € à consacrer à votre collection, se fixer une enveloppe permet de conserver le plaisir de collectionner, de chasser la bonne affaire, de rencontrer plus de personnes, et surtout de garder l’adrénaline intacte.
Beaucoup de collectionneurs regrettent de ne pas avoir posé de limites dès le départ, et de s’être laissé envahir par la « collectionnite aiguë » — au point de trop acheter et de ne plus apprécier chaque acquisition, qui au départ répondait pourtant à une passion, un désir, une envie.
La passion doit rester une passion, pas une addiction. Ne pas profiter des figurines achetées, découvrir avec stupeur qu’on possède certaines pièces au moment de la revente, ou se mettre en difficulté financière pour saisir une opportunité… ce n’est pas notre vision chez Figurines Family. Nous souhaitons que chaque passionné que nous accompagnons tire une vraie satisfaction de ses achats.
C’est pourquoi la question du budget revient régulièrement. Se fixer un objectif de collection — seul, mais aussi avec son entourage (conjoint, frère, sœur, ami passionné…) — et convenir d’un budget connu de tous permet d’en faire un projet commun. Avoir un regard extérieur, celui d’un « non-passionné » capable de garder la tête froide en toute circonstance, est souvent précieux.
Les premières figurines à collectionner
Il n’existe pas de règle sur la première — ou la meilleure — figurine à collectionner. Se faire plaisir reste la première raison d’acheter quand on débute.
Cela dit, certaines licences sont plus accessibles que d’autres : quelques marchés sont saturés, avec une cote qui progresse peu ou des ateliers qui stagnent. Attention toutefois : collectionner, c’est aussi accepter que tout peut évoluer. On l’a vu pendant le Covid, où l’engouement autour de la para-BD a touché des sphères inimaginables encore en 2019. Ce que je vous décris ici reflète le cycle actuel — mais tout peut changer.
Trois licences majeures dominent le monde de la para-BD : Tintin, Astérix et Lucky Luke. Ces dernières années, elles sont talonnées par les héros de Franquin — Spirou, Gaston et Marsupilami — ainsi que par les petits amis bleus de Peyo : les Schtroumpfs.
Pour démarrer, voici quelques pistes selon les licences et ateliers :
- Tintin


- Lucky Luke


- Astérix


- Spirou

- Gaston


- Marsupilami

- Schtroumpfs

Et si vous souhaitez découvrir de nouvelles licences ou ateliers, n’hésitez pas à consulter notre sélection de figurines.
Prendre soin de ses figurines
Collectionner, c’est aussi savoir prendre soin de ses pièces — et on le sait, elles sont fragiles. Nous avons consacré un article entier à ce sujet, que vous pouvez retrouver ici. En voici les grandes lignes.
Les contre-indications à retenir (nous ne sommes pas médecins, mais c’est tout comme) :
- Ne pas exposer directement à la lumière du soleil
- Ne pas nettoyer à l’eau ni avec quelque produit que ce soit
Et quelques bonnes pratiques à adopter :
- Dépoussiérer régulièrement vos pièces avec un pinceau doux
- Mettre sous vitrine les plus fragiles
Rencontrer des passionnés
Comme on le disait, collectionner, c’est aussi rejoindre une communauté soudée et bien trempée. Chaque collectionneur aime défendre ses idées et ses points de vue — dans les débats, les questions ouvertes, ou simplement en partageant sa vision de la passion. Des communautés se sont formées au fil du temps, et même si vous ne cherchez pas à vous impliquer activement, les rejoindre est précieux pour évaluer le marché, repérer les nouveautés et suivre les potins de la para-BD.
Les groupes Facebook restent aujourd’hui le cœur de cette communauté. En voici quelques-uns :
- La Fariboles Family : un groupe de collectionneurs du fabricant Fariboles, toutes licences confondues ici (lien)
- Tintin Passion et Collection : le groupe de tintinophiles par excellence, et le plus grand en nombre de membres à ce jour ici (lien)
- Les dingues de la Para-BD : un groupe dédié à la collection de figurines et objets dérivés au sens large ici (lien)
- Le site de Lucky Luke – Achat / Revente / Échanges : un espace tenu par un administrateur encore plus passionné que ses membres ici (lien)
- Collectionneur Astérix et Obélix achat et vente : un groupe centré sur l’univers de nos chers Gaulois ici (lien)
- Pixi’s et Compagnie, objets de para-BD : un groupe d’échange, vente et achat de para-BD ici (lien)
Cette liste est loin d’être exhaustive, mais elle vous donnera déjà un bel aperçu de la communauté.
Il existe également quelques événements physiques, très centrés sur Tintin :
- Les Amis de Hergé : début mars chaque année au Van Der Valk de Nivelles (Belgique), une journée dédiée à notre ami à la houppette
- Chabeuil (près de Lyon) : un rassemblement tintinophile courant juin, avec son défilé iconique
La communauté s’étend aussi à YouTube. Retrouvez Bara, Roanne et Jonathan (tintinogeek), tintinophiles de la première heure, qui régalent leurs abonnés de vidéos sur le héros à la houppe et sur le marché de la para-BD. Nous avons d’ailleurs eu le plaisir d’apparaître dans deux de leurs vidéos :
- Romain, le fondateur, et sa collection personnelle ici (lien)
- Figurines Family, collectionner peut être à la fois un investissement et une passion ici (lien)
Investissement peut rimer avec passion
Collectionner et investir sont deux mots qui peuvent se rejoindre — et qui font débat dans la communauté. Voici notre point de vue, qui nous est propre et peut tout à fait être discuté.
Chez Figurines Family, nous pensons que la passion doit être le premier moteur de l’envie de collectionner. Mais collectionner peut parfois aussi faire gagner de l’argent — et voilà pourquoi : les figurines de collection sont avant tout un retour vers l’enfance, une envie de se faire plaisir et de posséder des objets chargés de bons souvenirs. Mais collectionner des figurines et sculptures majoritairement limitées et numérotées n’est pas anodin : elles prennent de la valeur, leur cote monte ou descend, et certaines peuvent se revendre au double, voire au triple de leur prix d’achat (ce qui ne vaut bien sûr pas pour toutes).
Cet aspect peut s’avérer utile dans bien des situations : financer des travaux, disposer de liquidités pour un achat immobilier, changer de voiture… car les sommes peuvent devenir significatives.
La passion doit toujours primer, mais rien n’interdit de se demander si l’argent investi dans sa collection peut générer un rendement positif à terme. Beaucoup de passionnés nous confient revendre une partie de leur collection pour acquérir de nouvelles pièces ou sculptures haut de gamme. C’est ce qu’on appelle le « recyclage de la collection » — un phénomène naturel dans la vie d’un collectionneur, et qui mérite, selon nous, d’être anticipé dès le départ. Ce recyclage peut aussi intervenir dans des moments moins joyeux : financer une toiture, traverser un divorce… Pour toutes ces raisons, beaucoup de collectionneurs savent qu’ils peuvent, si besoin, s’appuyer sur leur investissement de base.
Un point d’attention cependant : la spéculation. Acheter pour revendre quelques mois plus tard à prix majoré, en boucle, est très mal vu — par la communauté, par les professionnels, et par les ateliers eux-mêmes, qui n’hésiteront pas à vous blacklister. Les collectionneurs passionnés, eux, achètent avant tout parce qu’ils aiment cet univers.
Les points de base à connaître
Collectionner, c’est aussi connaître les codes du milieu. Chaque atelier doit obtenir l’autorisation des ayants droit (les détenteurs des droits sur les personnages, aussi appelés licences), et leur verser des royalties pour utiliser leur image. C’est en accord avec ces ayants droit que chaque atelier définit le tirage, l’échelle, la couleur, la posture de chaque figurine, etc…
Chaque pièce à tirage limité — soit quasiment toutes — est gravée du copyright des ayants droit, d’un numéro (34/500 par exemple), et accompagnée d’un certificat d’authenticité. Elle est généralement livrée dans sa boîte d’origine.
Tous ces éléments font partie intégrante de la figurine. Collectionner, c’est donc aussi conserver boîtes, certificats et accessoires. Même si vous n’en voyez pas « l’utilité » au quotidien, une figurine privée de l’un de ces éléments voit sa cote chuter de 30 à 40 % à la revente, car elle est considérée comme incomplète.
Il existe toutefois des cas particuliers : pour les figurines anciennes des années 90, les boîtes n’ont parfois jamais existé, et les certificats pouvaient ne pas être numérotés. Cela n’affecte ni le prix ni la qualité de la pièce.
Quelques derniers points d’attention :
- Collectionner et investir dans la para-BD ne garantit en aucun cas une revente à profit. Rien n’est écrit, rien ne peut être prédit.
- Il existe, comme partout, des « filous » qui font reproduire certaines figurines. Ces pièces non officielles se retrouvent parfois mêlées aux originales — restez vigilants.
- Les casses arrivent, et sont fréquentes. Les ateliers d’origine, ou des professionnels certifiés, sont en mesure de réparer les figurines à l’identique. Méfiez-vous en revanche des retouches faites maison : mal exécutées, elles peuvent causer plus de dégâts que la casse initiale.
En conclusion, si vous vous lancez dans la collection, laissez-vous guider par la passion, le plaisir et l’envie de posséder des objets tout droit sortis de votre enfance.